US Open 2026 | Simple messieurs : Novak Djokovic a vécu l'enfer lors de sa défaite au 1er tour contre Mariano Navone : "C'était vraiment horrible"

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Battu dès le premier tour de l'US Open au terme d'un long calvaire face à Mariano Navone, dans la nuit de dimanche à lundi, Novak Djokovic a reconnu avoir vécu un véritable enfer sur le court. Le Serbe, s'il n'a rien précisé de son avenir, s'interrogeait surtout sur ces crises de nausée qu'il dit avoir connu souvent cette année.

En souffrance, en pleurs, Djokovic sorti par Navone après 4h36 de lutte : anatomie d'une chute

Video credit: Eurosport

Fidèle à lui-même après une défaite en Grand Chelem, Novak Djokovic n'a pas mis bien longtemps pour expédier les affaires courantes avec les médias. Le Serbe est même venu se présenter au micro dès la sortie du court, en zone mixte, lors d'une brève conférence de presse où il a confirmé ce que tout le monde avait pu voir quelques minutes plus tôt : il avait vécu un véritable calvaire physique lors de ce marathon perdu en cinq sets et 4h36 face à Mariano Navone, qui a signé sa première défaite au premier tour d'un Grand Chelem depuis l'Open d'Australie 2026.
"C'était vraiment une sensation horrible sur le court, a lâché le légendaire joueur serbe. Et malheureusement, c'est quelque chose que j'ai vécu pratiquement à chaque match cette année. Ces crises de vomissements, c'est un sérieux problème. Ensuite, pratiquement mon corps entier a commencé à s'effondrer. J'avais des crampes et mal partout. À la fin, c'est mon dos qui m'a lâché, et mon épaule. J'ai mené deux sets à un et un break, mais j'ai souffert quasiment tout le long, depuis le quatrième jeu du match. Je ne veux rien enlever à sa victoire, mais je ne me suis vraiment pas amusé."
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Breaké et en pleurs, Djokovic arrache un jeu pour l'honneur dans le 5e set

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Effectivement apparu en détresse physique lors de sa précédente sortie à Cincinnati, où il avait été également éliminé d'entrée par Thiago Agustin Tirante, Djokovic n'avait pourtant, auparavant, jamais renvoyé de signes aussi apparents de détresse physique cette saison. Il avait déjà disputé des longs matches en cinq sets lors des trois premiers Grands Chelems de la saison. Dont une victoire face à Jannik Sinner en demi-finale de l'Australie, et une autre contre Felix Auger-Aliassime en quart de finale de Wimbledon, après un marathon de 5h15.
Et si Djokovic avait effectivement paru émoussé à la fin de son troisième tour perdu en 4h56 contre Jõao Fonseca à Roland-Garros, c'était sans commune mesure avec le chemin de croix traversé dans ce match Mariano Navone, qu'il a fini en larmes, en boitillant et dans l'incapacité manifeste de défendre ses chances.
Eût-il remporté ce combat de gladiateur, on aurait eu des réminiscences de l'odyssée fantastique vécu par Jimmy Connors au même âge (39 ans), lors de l'US Open 1991. Mais Djokovic a perdu. Et il a semblé dans un état bien plus délabré que celui de "Jimbo" il y a 35 ans. Ce qui, venant d'un des champions les plus extraordinaires – tous sports confondus - dans sa capacité à repousser les affres du temps, a quelque chose de paradoxal. D'anormal. Et d'un peu triste, aussi.
Ce n'était vraiment pas amusant. J'ai détesté à peu près chaque instant passé sur le court.
Évidemment, cela pose pour la énième fois – mais cette fois plus que jamais – la question de son avenir sur les terrains. Et pour la énième fois, Djokovic n'y a pas répondu. Lui, dans un premier temps, voulait surtout se concentrer sur sa récupération. Et retenir l'essentiel, à savoir le soutien du public qui l'a acclamé lors de sa crise de larmes vécue au cours du cinquième set, dans une scène qui n'a pas manqué de rappeler celle vécue sur le même stadium Arthur Ashe, en 2021, lors d'une finale de l'US Open où il s'était effondré émotionnellement contre Daniil Medvedev, alors qu'il visait le Grand Chelem.
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Pas au mieux face à Navone, Djokovic vomit une deuxième fois

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"J'éprouve beaucoup de reconnaissance de pouvoir vivre cela, a reconnu l'homme aux 24 titres du Grand Chelem. Si l'on se focalise sur le match en lui-même et sur la manière dont j'ai joué et dont je me suis senti, ce n'était vraiment pas amusant. J'ai détesté à peu près chaque instant passé sur le court. Mais concernant le soutien de la foule, c'était incroyable, honnêtement. Je suis désolé de n'avoir pas été performant comme j'aurais voulu l'être pour eux. Mais l'amour dont ils m'ont fait part à la fin, ça m'a vraiment touché du fond du cœur."
Sur ces derniers mots, Novak Djokovic s'est enfoncé dans les entrailles du Stadium Arthur-Ashe, en emportant avec lui ses doutes et ses mystères. Où, quand et dans quel état le reverra-t-on ? C'est toute la question…
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