US Open 2026 | Simple messieurs - Gaël Monfils fait ses adieux en Grand Chelem, battu par Learner Tien au 2e tour

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On ne reverra plus Gaël Monfils en Grand Chelem. Le néo-quadragénaire français, malgré un match valeureux, a logiquement fini par capituler physiquement face à un Learner Tien ultra-solide et surtout deux fois plus jeune que lui, cette nuit à l'US Open. Le jeune Américain, vainqueur 6-3, 6-4, 6-3, défiera Jakub Mensik au troisième tour dans un duel de la jeunesse et une belle opposition de styles.

Gaël Monfils salue le public après sa défaite au 2ème tour de l'US Open 2026 contre Learner Tien

Crédit: Getty Images

C'était donc le 201ème et dernier match de Gaël Monfils en Grand Chelem. Certainement pas le plus moche, mais pas le moins rationnel non plus. Malgré une belle prestation et quelques points dignes de sa légende, le Français de 40 ans a fini par plier physiquement face à un jeune de 20 ans qui a été tout simplement excellent, tactiquement et émotionnellement, pour gérer au mieux ce rendez-vous si particulier. Learner Tien, vainqueur 6-3, 6-4, 6-3 en 2h17 cette nuit à New York, a ainsi validé son billet pour le troisième tour de l'US Open, qu'il disputera face à Jakub Mensik. Il restera un très beau dernier vainqueur à l'US Open de La Monf', qui quittera définitivement la scène à la fin de l'année.
Monfils, qui avait franchi le premier tour mardi le jour même de ses 40 ans, avait l'occasion de devenir le cinquième quadragénaire à atteindre le troisième tour de l'US Open, après Pancho Segura (47 ans en 1968), Pancho Gonzales (43 ans en 1971), Torben Ulrich (40 ans en 1969) et Ken Rosewall (42 ans en 1977). Le premier depuis que le Grand Chelem américain se dispute sur dur à Flushing Meadows, en 1978.
Mais il lui aurait fallu pour cela tomber sur un adversaire moins solide, face auquel il s'était déjà incliné (en trois sets) le mois dernier à Montréal. Même s'il a affiché d'entrée de belles dispositions, Monfils a été progressivement asphyxié physiquement par le jeu très juste, très posé et très précis du jeune gaucher américain, qui lui a offert une belle visite guidée du Stadium Louis-Amstrong en le forçant toujours à jouer le coup de plus, le coup de trop, au gré d'échanges à rallonge, souvent spectaculaires.
Des matches sans queue ni tête, Monfils en a joués quelques-uns dans sa très longue carrière, spécialement ici à New York. Mais celui-ci fut tout à fait linéaire. Et à ceux qui ne l'ont pas vu, on suggère de revoir la balle de débreak manquée par le Français à 3-4 dans le troisième set : elle résume à peu près tout. Avec l'énergie du désespoir, et même si l'issue ne faisait plus vraiment de doute alors que son corps semblait le faire souffrir de plus en plus, Gaël a tout envoyé. Mais, oppressé par la défense adverse, il a fini par manquer un smash de quelques millimètres.

Huit balles de break manquées... sur huit

C'était… sa huitième balle de break manquée, en autant d'occasions. La dernière. Trois sets, et trois fois le même scénario : un Monfils qui presse, un Monfils qui pousse mais un Monfils qui finit par céder en milieu de set face à un Tien qui ne lâche rien. La logique de l'âge a été respectée, la logique du classement aussi. Mais à aucun moment on ne pourra parler du match de trop pour le Français qui, malgré un score assez sec au final, a été à la hauteur de l'événement, et de sa réputation.
Comme on pouvait s'y attendre, dans un pays et dans un stade où il s'est toujours senti comme chez lui, la Monf a même pu compter en fin de partie sur un soutien massif du public, pas chauvin pour deux sous. Voilà qui lui a donné l'énergie nécessaire pour sauver trois balles de match à 5-3. Mais la quatrième fut la bonne.
Honoré par une petite cérémonie sur le court, Gaël Monfils a reçu des mains de Craig Tiley, nouveau directeur du tournoi, un poster encadré à son effigie. Puis il est parti, avec un grand sourire. Pas spécialement déçu. "C'était un super match, dans lequel j'ai pris beaucoup de plaisir, a-t-il ensuite confié au micro d'Eurosport. Le public a été encore une fois extraordinaire, il m'a donné beaucoup d'amour et d'énergie. J'ai essayé de me faire plaisir et de donner le maximum. Mais il a très bien joué, chapeau à lui."
Voilà, c'en était fini de ses extraordinaires aventures en Grand Chelem. Mais la tristesse n'était pas de mise. Et puis, le livre n'est pas encore refermé : il reste encore un ultime chapitre à lire, en fin de saison, du côté du Rolex Paris Masters…
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