Ligue des Nations : L'antisèche de Belgique-France (0-1) : un souffle nouveau pour les Bleus de Zinedine Zidane
Par Arthur Merle
Mis à jour 29/09/2026 à 00:47 GMT+2
L'équipe de France s'est imposée sur le gong en Belgique lundi soir (0-1), pour son deuxième match de Ligue des Nations. Après une première sous Zinédine Zidane moins riche en enseignements en Turquie, l'effet du nouveau sélectionneur tricolore sur son équipe s'est beaucoup plus fait sentir trois jours plus tard, malgré un onze presque totalement remanié. Notre antisèche.
"Un profil à la Modric ou à la Pirlo" : Da Cunha peut apporter de nouvelles solutions en Bleus
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Le jeu : Un joli gâteau et une cerise sur le gong
Zinédine Zidane avait presque tout changé par rapport à la Turquie, avec Mike Maignan et Maxence Lacroix comme seuls rescapés dans le onze de départ. Mais même complètement remaniée et expérimentale – Jérémy Jacquet, Andy Diouf et Lucas Da Cunha fêtaient leur première titularisation – cette équipe de France a dicté sa loi du début à la fin de cette rencontre.
Il n'a longtemps manqué qu'un but aux Bleus et en particulier à l'excellent Désiré Doué, auteur de deux enchaînements exceptionnels sans récompense au bout (12e, 52e), pour concrétiser cette domination très nette. Ce fut un peu moins clair à l'entame des vingt dernières minutes, où les Diables Rouges se sont enfin réveillés notamment grâce à l'entrée de Dodi Lukebakio (73e, 78e). Mais c'est bien du banc français qu'est venue la lumière, avec un superbe rush signé Michael Olise (0-1, 88e).
Les joueurs : Doué et Da Cunha ont régalé, Lepaul a disparu
Dans une équipe de France totalement remaniée, Lucas Da Cunha a brillé pour sa grande première. Les nouveaux n'ont pas eu peur à l'image d'un très bon Jérémy Jacquet. Ce fut plus compliqué pour Andy Diouf et Esteban Lepaul. Désiré Doué s'est régalé et il n'a manqué qu'un but au Parisien. Bradley Barcola n'était pas dans un grand jour.
Les notes des Bleus face à la Belgique.
Le facteur X : Olise, un génie pour tout débloquer
Le génie de Désiré Doué n'avait, jusqu'ici, pas suffi à faire la différence. Alors Zinédine Zidane en a lancé un autre à un petit quart d'heure du terme : Michael Olise. Servi par un autre entrant, Rayan Cherki, Michael Olise s'est emmené le ballon d'un contrôle hallucinant de… l'épaule, avant une percée qui a laissé tous ses adversaires sur place et le pauvre Maxim De Cuyper à terre. Une frappe clinique du gauche plus tard, les Bleus étaient libérés. Le Bavarois a par ailleurs mis fin à une série de 21 tirs sans marquer en sélection.
L'image : La rage de Zidane
Après le but exceptionnel de son poulain, Zinédine Zidane a laissé exploser toute sa joie, plus proche de la rage, en frappant de toutes ses forces dans un ballon se trouvant sur sa course. Le nouveau sélectionneur des Bleus la voulait, cette victoire. On retrouve bien là le "ZZ" compétiteur en tant que joueur.
La stat : 8/8
Pour la Belgique, la revanche n'était donc toujours pas pour ce lundi. Sur la pelouse du Stade Roi Baudouin, l'équipe de France a remporté un huitième match officiel consécutif face aux Diables Rouges. Même en incluant les matches amicaux, la dernière victoire face aux Belges remonte à plus de dix ans, un soir de juin 2015.
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Cherki, c’est toujours pas ça : "On attend du tranchant, des passes dé et des buts"
Video credit: Eurosport
La décla : Zinedine Zidane (TF1)
Olise ? Je l'ai vu partir en dribbles, je me suis dit, 'il va marquer'. C'est du talent pur. C'est un joueur. J'aime les joueurs. Il veut faire plaisir, ça se voit, il sent le foot, il sent les coups. Je suis content d'être à ses côtés
La question : Un effet Zidane déjà palpable ?
La première de l'ère Zinedine Zidane en Turquie nous avait assez peu fait lever de nos sièges. Si on ne sautera pas au plafond pour un match de Ligue des Nations, la prestation des Bleus en Turquie, trois jours plus tard, fut nettement plus emballante. Il a fallu un exploit de Michael Olise pour aller chercher une deuxième victoire consécutive mais les coéquipiers de Désiré Doué avaient réalisé un énorme travail de sape avant. Avec ballon, ce fut très séduisant, souvent fluide, en particulier dans un premier acte très maîtrisé, avec une vraie volonté de fixer pour renverser à l'opposé.
Sans ballon, la copie rendue est également prometteuse. Le comportement des uns et des autres à la perte permet déjà de proposer un pressing très cohérent, sans compter sur les appels à vide qui ont beaucoup aidé. Et puis, il y a l'idée de base, avec toujours ce 4-3-3 mais cette fois une sentinelle nommée Lucas Da Cunha, titulaire pour sa première sélection en équipe de France et très satisfaisant dans son registre créatif qui manquait beaucoup à ce poste en équipe de France. Le milieu de terrain de Côme, comme Jacquet, a vraiment marqué des points pour sa première.
Tous les tests n'ont pas été aussi concluants, Andy Diouf affichant de vraies limites dans ses attitudes défensives comme latéral gauche, et Esteban Lepaul traversant ce match comme un fantôme. Mais Zidane essaye, concerne tout le monde, et a donné avec une équipe B une idée plutôt claire de son plan A. Ce n'est qu'une deuxième étape, ce n'est que la vérité d'un match. Mais après seulement deux rencontres, on a la sensation de comprendre où le champion du monde 98 veut aller.
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