Au pied des cimes : l'OL doit s'improviser une nouvelle identité pour se qualifier en Ligue des champions face à Fenerbahçe

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Chez lui, à Décines, l'OL dispute mercredi soir (21h) le match le plus important de ses sept dernières saisons. Pour son passé, et ses finances, Lyon doit vaincre le "Fener" sur sa pelouse. Et s'attribuer une place en Ligue des champions, après un nul porteur d'espoirs à l'aller (1-1). Conclusion voulue d'une dernière saison réussie, et d'un été prometteur, pour s'offrir le droit d'y retourner. 

Loïs Openda.

Crédit: Imago

"Comprendre" est une chose. Appliquer en est une autre. Au matin de la réception de Fenerbahçe, l'OL n'est qu'à un but d'avance de remporter la double confrontation la plus importante de son "histoire récente", en barrages d'accession à la Ligue des champions. Aucun des membres de l'effectif actuel n'avait participé aux demi-finales de 2020, excepté le plus Lyonnais de tous, Corentin Tolisso, qui jouait alors pour le Bayern Munich. Ses partenaires d'aujourd'hui ont-ils pris la mesure de ce qui se passerait, si l'OL revenait en C1 mercredi soir ? 
Si l'OL de 2026-2027 l'emporte sur son adversaire turc, mercredi soir (21h, 1-1 à l'aller), il obtiendra le pardon d'un Groupama Stadium qui l'a vu à l'abandon, le 17 mai, face à un Lens d'humeur massacreuse (0-4) en Ligue 1. Une victoire lui aurait assuré de figurer en C1 sans les périlleux barrages. Au Parc OL, feu Stade des Lumières, bref, à Décines, on n'a plus entendu l'hymne des champions depuis Lucas Tousart et l'accueil de la Juventus de 2019-2020.
Lyon tient sa disette, et voudrait bien s'en débarrasser. "C'est facile de motiver les joueurs pour ce match, souriait Paulo Fonseca mardi en conférence de presse. Nous comprenons tous l'histoire des succès de notre club, mais c'est un peu loin, parce que nous n'avons pas réussi à entrer en Ligue des champions depuis six années."

Mercato fermé, Fofana impliqué

Gagner servira à "marquer l'histoire récente du club", même s'il est un "club différent que par le passé", dixit Fonseca, soucieux de rappeler que les "investissements" d'antan sont terminés. La Ligue des champions n'est pas "que" la plus grande compétition de clubs au monde, et le prestige qui va avec. C'est un joli billet de 23 millions d'euros qui fait miroiter les rétines lyonnaises et leur trésorerie.
Qualifie-toi, Olympique lyonnais, et ton joyau Malick Fofana restera ? Selon les informations de L'Équipe, l'ailier belge ne sera pas cédé en-deçà de 40 millions d'euros. Les courtisans de Pavel Sulc pourraient en offrir vingt autres à l'OL, dont les besoins évolueront selon l'issue de mercredi. Jusqu'ici, le mercato a été mis en pause par la direction. Pas question que l'esprit de l'un ou l'autre des soldats du soir soit à autre chose qu'à la Ligue des champions.
Très en jambes depuis son retour sur pied et buteur à Toulouse, Fofana est sorti de la "période difficile" liée à sa longue blessure à la cheville. "En ce moment, c'est un joueur qui continuera avec nous, précisait Fonseca en conférence de presse. Je sens que Malick est très motivé, motivé pour continuer, motivé pour ce match qui est très important pour nous."

L'OL au complet, pas Fenerbahçe

À entendre le Portugais, l'enjeu du transfert n'a perturbé personne. "Nous ne sommes pas vraiment préoccupés de la vente de Malick. Si nous avions voulu vendre Malick maintenant, nous avions les offres pour le vendre. Mais je pense que le club a bien géré la situation. (...) Le club a refusé beaucoup d'offres parce que nous croyons beaucoup aux joueurs, et nous croyons que la valeur des (du ?) joueur(s) est grande en ce moment."
Au contraire des soirs de Vigo, qui avaient vu le Celta virer l'OL de la dernière Ligue Europa, l'entraîneur pourra compter sur un Lyon vigoureux et au complet. Parmi les titulaires du passé, seul Afonso Moreira s'en est allé vers Leverkusen, ainsi qu'Endrick, retourné au Real cet été. Les renforts sont arrivés : Felix Bacher, Zachary Athekame, Mads Bidstrup, Julien Duranville, Kaïl Boudache, Loïs Openda… Alors que Fenerbahçe devra se passer de Kerem Aktürkoglu, titulaire inamovible sur l'aile et à l'aller (1-1), et de Marco Asensio, sollicité en cours de match la semaine dernière. 
Gare à l'excès de confiance. Privilégiez le compromis. Le maître-mot de Paulo Fonseca restait "l'équilibre", devant la presse. Sa crainte des "transitions offensives" du "Fener" transparaissait, mais le système défensif du premier des quatre matches européens de l'OL, à Prague, relève du passé. Les armes seront toutes là, cette fois, avec Malick Fofana et une autre fusée sur sa droite, avec Corentin Tolisso et Loïs Openda, Tyler Morton, et toutes les options disponibles en défense. Passé glorieux ou pas, ce nouveau Lyon doit se réinventer un statut parmi les grands d'Europe. Il n'y a plus qu'un pas. Improvisez.
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