C1 - Finale Paris - Arsenal | De la Russie au PSG, Khvicha Kvaratskhelia raconté par Montassar Talbi et Tanguy Ndombélé
Par Timothé Crépin
Mis à jour 30/05/2026 à 13:07 GMT+2
10 buts et 6 passes décisives en 15 matchs : la campagne de Ligue des Champions de Khvicha Kvaratskhelia est tout juste stratosphérique. Une nouvelle performance majuscule en finale face à Arsenal le placerait encore plus haut dans la hiérarchie mondiale. A 25 ans, le Géorgien est au sommet de son art. Montassar Talbi et Tanguy Ndombélé, qui ont évolué avec lui par le passé, ne sont pas surpris.
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Video credit: Eurosport
Le casting d'Eurosport :
*Montassar Talbi, défenseur du FC Lorient, international tunisien, qui se prépare pour la Coupe du Monde avec les Aigles de Carthage. Talbi a fait la connaissance de Khvicha Kvaratskhelia en Russie, lorsqu'il a signé au Rubin Kazan en 2021. Ils ont évolué pratiquement une saison ensemble.
*Tanguy Ndombélé, milieu de terrain de l'OGC Nice, international français (7 sélections). L'ancien Amiénois et Lyonnais a été dans le même groupe que Kvaratskhelia au Napoli.
Kvara, le Russe
Montassar Talbi : La première fois que je le vois, c'était en été, lorsque je signe au Rubin Kazan. Dès les premières séances d'entraînement, j'ai tout de suite appelé mes proches, mes amis, mon agent, mon entourage, en leur disant : 'Les gars, il y a un joueur qui est trop fort !' À l'époque, on me dit déjà que Tottenham est sur lui. Mais le Rubin Kazan avait réussi à le garder. Et ça a été une étape primordiale pour lui.
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Kvaratskhelia sous la tunique du Rubin Kazan, en 2019
Crédit: Getty Images
Kvara, l'évolution vers les sommets
M.T. : Au Rubin Kazan, il prenait le ballon, il faisait ce qu'il voulait avec... Il pouvait éliminer deux, trois, quatre, cinq joueurs. Il m'a fait très, très grosse impression dès la première séance. Il était très fougueux, avec une aisance technique. Il n'avait pas encore cette assiduité, cette rigueur tactique, mais, avec le temps, entre son passage en Italie et là, avec Luis Enrique, je pense qu'il a passé des steps à ce niveau. Surtout, désormais, il fait les bons choix. Avant, il pouvait avoir du déchet, rater des occasions, il n'était pas aussi décisif que maintenant.
Kvara, le game changer
Tanguy Ndombélé : Dès que je l'ai vu, direct, je me suis dit : 'Ouais, c'est très fort.' Surtout pour sa première fois au haut niveau. Vraiment fort. Toute l'équipe de Naples était forte, mais lui et Victor Osimhen, quand les matches étaient compliqués, c'est eux qui nous sortaient de là, il faut dire ce qui est. Il fallait voir son niveau dans les matches ! Techniquement, dans les un contre un, c'était déjà très, très, très fort. Quand il entrait, qu'il mettait sa feinte de frappe, ça passait presque tout le temps. Sinon, il utilisait son enroulé. Mais je dirais que sur les un contre un, il était difficile à arrêter, c'est l'aspect où il m'a le plus marqué.
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De la Russie à Paris, l'ascension de Kvaratskhelia racontée par Ndombélé et Talbi
Crédit: Marko Popovic
M.T. : Ce qui m'impressionne le plus, c'est sa hargne et sa faculté à pouvoir défendre avec beaucoup d'intensité. Malgré l'énergie qu'il laisse, qu'il dépense, il parvient toujours à avoir cette lucidité, offensivement, pour faire les bons choix, avoir ce petit coup de rein, cette puissance de frappe qui peuvent faire la différence. Donc ce qui me fascine, c'est cette capacité à redoubler les efforts aussi bien défensivement, qu'offensivement. C'est très fort.
Kvara, la personnalité qui fait l'unanimité
T.N. : Sa personnalité ? J'allais dire timide. Mais il est réservé, très calme, dans son coin, il ne dit pas un mot plus haut que l'autre. Parfois même, je me dis qu'il ne sait pas qu'il est bon. Il est posé, très humble. Il n'a pas la grosse tête, c'est vraiment une bonne personne.
M.T. : Hors terrain, je retiens un garçon super attachant, très, très simple, assez timide au début. Mais il a un grand cœur, il est très généreux. C'est pour ça que j'adore ce joueur aussi : avec tout le succès qu'il a pu avoir, à Naples, au PSG, en sélection, il reste le même mec. On a pu échanger longuement après les matches face au PSG cette saison. Ça fait plaisir de voir que Kvara a gardé la tête sur les épaules. Il est top humainement. De voir où il en est, il le mérite réellement.
Kvara, l'un des meilleurs au monde aujourd'hui
T.N. : Quand tu es à Naples, tu es déjà au très haut niveau. Mais ce qu'il montrait sur sa première saison, alors qu'il venait d'arriver (Naples l'avait acheté au Dinamo Batumi, club qu'il avait rejoint quelques mois plus tôt, en provenance du Rubin Kazan en Russie)... Ça ne me choque pas qu'il atteigne ce niveau-là aujourd'hui.
M.T. : Si je devais choisir un mot pour définir ce qui arrive à Kvara, pour moi, ce serait 'logique'. Ce n'est pas du tout une surprise, bien au contraire. Dès le début, quand j'ai joué avec lui, on pouvait voir le potentiel qu'il avait, le talent qu'il avait. Un garçon travailleur, très respectueux, très simple. Avec beaucoup d'ambitions depuis le début. Et je pense qu'il s'est donné les moyens de ses ambitions. Ce qu'il a pu réaliser avec la sélection, avec Naples et maintenant avec le PSG, pour moi, il n'y a aucune surprise, bien au contraire.
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