Prise à 2, systèmes défensifs : Ce à quoi Victor Wembanyama doit s'adapter pour continuer à cartonner offensivement en NBA
Eurosport sur GoogleAprès avoir vraiment souffert dans la défaite des Antonio Spurs face à Phoenix Suns (9 points), Victor Wembanyama a fait deux fois mieux dans le deuxième revers de la saison face aux Los Angeles Lakers. Les deux matches ont néanmoins dessiné une tendance après un début de saison canon : les défenses s'adaptent et Wembanyama va devoir en faire de même.
Victor Wembanyama a souffert avec la défense des Lakers
Crédit: Imago
Après cinq matches de saison régulière, Victor Wembanyama était un candidat MVP en puissance, et même un peu plus que ça. Ses 30,2 points de moyenne l'emmenaient à des hauteurs que l'on imaginait pour lui mais peut-être pas si vite. Cinq matches, aucune défaite, un pivot français royal, tout allait bien dans le meilleur des mondes… jusqu'au déplacement à Phoenix. Wembanyama y a pris des coups, beaucoup de coups, et surtout les Suns ont ouvert une voie dans laquelle se sont engouffrés les Lakers. Bilan ? Deux défaites et un "Wemby" à 14 points de moyenne à moins de 33% au tir.
Ce retour de flammes, bien plus prononcé face à Phoenix (9 pts) que contre les Lakers (19 pts), n'est autre que la rançon de la gloire d'un début de saison où Wembanyama a dominé ses adversaires avec de nouvelles armes, notamment un corps plus puissant et une agressivité plus importante pour se rapprocher du panier. "Je pense qu'après 5-6 matchs c'était un peu dur, comme pour tout le monde, de reprendre ce rythme", a néanmoins avoué le Français à Los Angeles mercredi soir.
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Son petit coup de moins bien physique était visible à l'œil nu. C'est rare pour lui, Wembanyama a raté beaucoup de choses "faciles" dans ses deux dernières sorties, notamment tout près du cercle, là où son toucher fait habituellement des miracles (83,3% de réussite cette saison, 80,9% en 2024/2025). C'est le signe d'un joueur déjà un peu atteint, peut-être parce qu'il en a fait beaucoup sur les premiers matches des Spurs qui ont encore des absences importantes à déplorer. Le signe aussi que les défenses ont décidé de l'attaquer physiquement.
Prise à 2 systématique et défenseur plus petit
Mais plus encore qu'une simple envie de le bousculer, les défenses de Phoenix et de Los Angeles ont mis en place des choses simples qui l'ont empêché d'atteindre ses zones préférentielles. D'abord, l'une comme l'autre ont systématiquement ajouté un deuxième défenseur autour de lui quand il a eu la possession à l'intérieur de la ligne à trois points. L'idée était évidemment de l'empêcher de prendre des tirs faciles mais aussi, et surtout, d'éviter qu'il prenne du rythme. Lancé, que ce soit vers le panier ou vers une zone d'où il a envie de tirer, Wembanyama est difficilement défendable. Arrêté, il est moins dangereux, d'autant qu'il n'a pas encore trouvé comment toujours tirer parti de son immense taille.
L'autre "trouvaille" des Suns, imitée par les Lakers de J.J Reddick, c'est d'avoir mis sur Wembanyama, non pas leur pivot et donc leur plus grand défenseur mais plutôt leur ailier-fort, souvent un alliage d'une taille correcte et d'une bonne, voire très bonne, vitesse de déplacement. C'était par exemple Royce O'Neal et ses 193 centimètres (!) pour Phoenix, Rui Hachimura (2,03m) pour Los Angeles.
Changement sur les écrans et moins d'espace pour Wembanyama
Ceci toujours dans le but de le gêner dans ses déplacements. Corollaire à ce choix, à chacun des écrans mis en place par l'attaque des Spurs pour faire de la place à "Wemby", les deux défenseurs impliqués changent de vis-à-vis pour annuler l'effet désiré. Il y a des parades à ce genre de défense mais San Antonio doit désormais s'adapter et surtout ne pas se frustrer, au risque de forcer en attaque quand le jeu ne vient pas naturellement à lui ou que son nombre de points plafonne.
"A mesure que l'on devient meilleurs, collectivement et individuellement, on sent que nos adversaires montent le ton, notamment en défense", a constaté le Français. Ce dont il est "victime", est en fait le traitement réservé aux superstars offensives. Mitch Johnson, son coach, a assuré que son pivot devait être plus servi.
La quantité n'est probablement pas en cause, la qualité oui. Les Spurs doivent trouver des systèmes pour libérer leur meilleur joueur et lui devra aussi se servir de ses coéquipiers pour forcer les défenses à réagir. Quand il est pris à deux, "Wemby" doit trouver la bonne passe et dans le bon timing. Dans ce domaine, il a commencé à corriger la donne face aux Lakers après avoir souffert à Phoenix. Il ne sera jamais Nikola Jokic, référence des pivots distributeurs, mais deux ou trois matches à huit passes décisives avec des belles victoires et il reprendrait la main dans ce jeu d'échecs qu'est le jeu NBA.
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