Betclic Elite | Finale, match 4 : ultime bataille ou cinquième joute ? Paris peut finir le boulot à Monaco

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Le Paris Basketball peut conserver son titre de champion de France en s'imposant à Monaco dimanche (18h00). Le club de la capitale doit pour cela rééditer son exploit du troisième match et s'imposer en Principauté. La tension s'annonce énorme, entre la nervosité affichée par la Roca Team vendredi et l'enjeu XXL de la rencontre.

Le duel entre les internationaux Nadir Hifi (Paris) et Matthew Strazel (Monaco) le 17 juin 2026

Crédit: Imago

Le Paris Basketball possède une première opportunité de remporter un deuxième titre de champion de France consécutif dès ce dimanche (18h00) dans la salle de son adversaire, Monaco, qui compte réagir dans l'attitude, comme dans le jeu.
Monaco, à commencer par son meneur Matthew Strazel, a raté sa fin de match lors de la troisième manche remportée par Paris (88-77) vendredi soir. L'international français, exclu tout comme Alpha Diallo, en est conscient. Lui qui a "pris un coup" en raison de la tournure du match, n'a pas réussi à dormir après la rencontre. "De minuit à sept heures, je n'ai pas réussi à dormir, souffle-t-il. Regarder le match, regarder, essayer de repenser. Voilà, sept heures de réflexion."
Pour son entraîneur Sergii Gladyr, c'est simple : "Le problème était l'égoïsme de chacun". "Et je pense que les trophées, tu ne les gagnes pas comme ça", annonce-t-il. Aussi avec son acolyte Manuchar Markoishvili, ils sont revenus en images sur les rectifications à faire dans tous les domaines pour tenter de revenir à deux manches partout. "Les joueurs ont écouté, sans parler, et j'espère qu'ils ont compris", insiste Gladyr.

Strazel et Diallo ont évité le pire

Diallo et Strazel ne seront pas suspendus. Ce dernier est "rassuré". "Parce que là, je m'en serais voulu de laisser mes coéquipiers, poursuit-il. Là, ça aurait été le coup de massue, une mauvaise fin pour moi et pour l'équipe."
Du fait de la fatigue physique et nerveuse d'une saison très longue et éprouvante, l'international se sait "à fleur de peau", capable de "disjoncter à la moindre décision qui ne va pas dans mon sens". Il entend donc se "concentrer sur les choses les plus importantes". "Je fais du basket pour me faire plaisir, dit-il. C'est ma passion. Je vais essayer de reprendre du plaisir sur le terrain."
Pourtant, dimanche, contre Paris, ça sera compliqué. Car cette équipe "fait un excellent boulot", souligne Strazel qui mentionne spécialement son ancien partenaire, le capitaine francilien Yakuba Ouattara. "Il fait un énorme 'taf' sur moi, analyse Strazel. Il me fatigue, m'use, me fait me frustrer. Celui qui me fatigue le plus sur le terrain, c'est lui. Peut-être qu'il me fait perdre ma lucidité en fin de match, au final."
Dimanche, rien ne changera. Ouattara, que ses coéquipiers appelle "le disciple de Martin Luther King", raconte Justin Robinson, haranguera encore les siens avant la rencontre. "Il a toujours les mots justes pour nous lancer vraiment, assure Robinson. Il est passé par là. On se nourrit un peu de son énergie, de ses idées, de ses mots. C'est spécial pour lui d'être de retour ici et d'essayer de gagner à nouveau. C'est un gagnant. On suit simplement son leadership." Depuis que Ouattara s'investit encore plus et que Julius Thomas a repris la destinée de l'équipe, Paris renaît.
On savait que cette série allait être une guerre
Certes, la saison est loin d'avoir été aussi complexe que celle des Monégasques, qui ont longtemps joué sans être payés et qui ont été proches de la grève en février. "Mais il y a eu beaucoup de hauts et de bas et la manière dont on a géré ça, la situation dans laquelle on est aujourd'hui, montrent qui on est, explique Robinson. On aurait pu s'écrouler il y a longtemps. Mais notre groupe est exceptionnel. On aime être ensemble. Ça aide. Je suis fier de ce qu'on a accompli. Et j'espère finir de la bonne manière."
"Finir le chapitre à Monaco serait phénoménal mais la tâche ne sera pas facile", insiste-t-il. Son entraîneur, lui, "s'attend à ce que Monaco démarre avec énormément d'énergie". "On savait que cette série allait être une guerre (...), conclut Robinson. Monaco, dos au mur, va sortir en étant plus physique. Mais on ne va pas reculer. La manière Paris Basketball, c'est d'user l'adversaire. On ne va pas fuir le défi. On a hâte."
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